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LA SUSPENSION DANS LE HARNAIS
ART R4323-61 du code du travail (version 2008):
"Lorsqu'il est fait usage d'un tel équipement de protection individuelle, un travailleur ne doit jamais rester seul afin de pouvoir être secouru dans un temps compatible avec la préservation de sa santé."
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Aussi sophistiqué , aussi confortable qu'il soit, la suspension dans un harnais n'est pas physiologique.
En conséquence, comme le prouve les études citées en note, une personne suspendue accidentellement dans son harnais doit être "dé-suspendue" le plus rapidement possible.
Il faut 6 à 20 minutes de suspension inerte pour qu'une personne bien portant perde connaissance.
Cette perte de connaissance conduit à la mort sans une intervention rapide.
Que le point d'accrochage soit ventral, sternal ou dorsal ne change pas grand chose. Une des études conclue qu'il est illusoire d'imaginer un harnais évitant ce problème.
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Références des études: Annales de l'ITBTP n° 401 ( Amphoux; Noël; Archer). TEMPO MÉDICAL supplément n° 115 (Amphoux) Fundamentals of fall protection. Toronto1991 (Noël, Ardouin, Archer, Amphoux, Sevin)
Commission médicale de la Fédération Française de Spéléo : Rapport d'étude + cassette vidéo 1986.
Bariod et Théry Spélunca n°55
Voir un résumé sur le site de spéléo secours
Voir le site du diplome inter universitaire de médecine et d'urgence en montagne
Voir un extrait de l'article de Frédéric Bussienne.
site internet :http://www.suspensiontrauma.info
"Harness suspension : review and evaluation of existing information".Paul Seddon pour le "Health and Safety Executive" contractresearch report 451/2002. HSE Books
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1) Même si la suspension n'est pas inerte, la suspension "normale"n'est pas sans risque.
C'est pourquoi le travail en suspension dans le harnais doit être proscrit à partir du moment où sa durée dépasse 30 mn, (d'autant plus si ce travail est statique ). Lusage dune sellette est impératif au delà de cette durée.
On trouve bien vite que le confort du harnais est relatif.
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ART R4323-58 du décret 2004-924 de septembre 2004:
"Lorsqu'il est fait usage d'un tel équipement de protection individuelle, un travailleur ne doit jamais rester seul afin de pouvoir être secouru dans un temps compatible avec la préservation de sa santé."
"R4323-64 Après évaluation du risque, compte tenu de la durée de certains travaux et de la nécessité de les exécuter dans des conditions adaptées du point de vue ergonomique, un siège muni des accessoires appropriés doit être prévu."
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*** Le travail en appuis tendus ne produit pas les mêmes effets si la plus grande partie du poids est porté par les jambes. Pour s'équilibrer et se déplacer on utilise ses jambes. Les contractions musculaires nécessaires jouent un rôle important d'aide à la circulation sanguine. |
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2) Si persiste inévitablement un risque de suspension du à une chute ou à une fatigue quelconque, on peut être conduit pour la réalisation de certains travaux à envisager, et à mettre en place, d'une manière préventive, un système de décrochage rapide. Cela d'autant plus que le chantier se trouve éloigné d'un poste de secouristes professionnels (pompiers, services d'intervention en milieux périlleux, grimp etc...)
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QUE FAIRE ?
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| Chantier proche d'un poste de secours:
-avoir la confirmation de l'intervention possible des secours en 30 minutes maxi.
-disposer d'un moyen d'appel. (tel portable; radio)
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Chantier éloigné d'un poste de secours:
(+ de 30 minutes )
-Équipes autonomes.
-Formation du personnel.
-Maîtrise des manoeuvres de "dé-suspension.
-"Prévention décrochage" dans les systèmes d'ancrages mis en place (reprise d'ancrage; ancrages
largables...)
-Accès prévu à la victime.
-Matériel complet.
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| Gérard Cano-Bruyère Copyright 2007 |
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